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08 Jun

Coupure estivale et désentraînement, il faut choisir... !

Publié par Sports Etudes VTT - CO - L'actualité EPS LDN

Coupure estivale et désentraînement, il faut choisir... !

Quelques études ont cherché à qualifier et quantifier la diminution des aptitudes propre au sport pratiqué pendant ces périodes de repos.

 

Voilà ce qui en ressort :

On observe des pertes des adaptations acquises en plusieurs semaines d’entraînement régulier. Les réserves de glycogène semblent être le paramètre le plus sensible au désentraînement, certainement en raison de la rapide diminution des enzymes oxydatives.

Le VO2MAX baisse de 8% en 3 semaines et de 18% en 12 semaines.

Le débit cardiaque maximal baisse en 3 semaines de 8% et de 10% en 12 semaines.

La fréquence cardiaque maximale augmente de 4 à 5 % après 3 semaines d’arrêt.

La densité capillaire baisse de 7% après 3 semaines.

Le glycogène baisse de 8% en 3 semaines et de 50% en 3 mois.

(Source Physiologie et méthodologie de l’entraînement Véronique Billat)

 

En 15 jours d'inactivité, l'activité de ces enzymes baisse de 24% et le seuil d'accumulation des lactates lié à des exercices plus intenses chute lui de 13%.

Il faut généralement le double du temps de la coupure pour retrouver l'intégralité de ces capacités avant celle-ci. N’oublions pas aussi pour les spécialistes , une perte d'efficacité dans l'accomplissement du "geste technique", et évidemment, une légère tendance à prendre du poids.

 

Les enseignements que nous pouvons tirer ?

 

Tout d'abord, une coupure doit être programmée et non improvisée. La progression ne passe évidemment que par la récupération et assimilation du travail effectué et donc par une période de récupération. Une coupure ne doit pas être brusque et nette, il est important d'entretenir les acquits (2 séances hebdomadaires les maintiennent) soit par l'activité de prédilection soit par une autre discipline tel que le tennis ou la natation.

Il faut impérativement insérer un ou des jours de récupérations dans une semaine et ne pas hésiter à lever le pied quand tout signe de fatigue apparaît, soit en modifiant la séance programmée soit en s'octroyant une journée de repos non programmée.

Ce résumé ne tient compte que de la fatigue physique où il parait donc évident à présent qu'une coupure trop longue est plus préjudiciable que bénéfique mais il ne faut pas pour autant mettre de coté la fatigue nerveuse, la saturation due aux semaines d'entraînement. Chaque athlète a ses propres clefs. Certains ont besoin de "s'éloigner" pour se ressourcer.

 

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